Je m’appelle Cindy et cela fait maintenant 45 jours que je n’ai rien acheté.
Ceci est une petite mise au point sur ma période « sans achats », qui a commencé il y a environ 45 jours. Depuis ce moment, je n’ai pas cédé à l’achat du moindre vêtement, accessoire, bijou ou produit cosmétique. Mon compte en banque me remercie ! Il est vrai que j’ai tout de même craqué pour un trench Burberry, mais cet achat était prévu et n’a eu aucun impact sur mon budget. Mis à part cela, pas un seul achat n’a eu lieu. Je ne peux pas dire que je n’ai pas arpenté les boutiques, surtout lors de ma virée à Paris, mais j’ai réussi à rester raisonnable, fidèle à mon objectif. Et vous savez quoi, les filles ? Plus le temps passe, plus c’est facile. Au début, je pensais à certaines pièces que j’avais repérées, mais après 45 jours, elles sont presque oubliées. Actuellement, je reçois de nombreuses invitations pour les ventes privées, mais je n’achèterai rien ! Je vais chercher quelques bons plans et vous écrire un article sur mes coups de cœur pour les basiques, comme promis. Mais ce sera tout ! Je suis très fière de moi !
Pourquoi le no-buy ?
Je traverse une phase de chamboulement. J’ai longuement réfléchi concernant la mode et le style, mais pas seulement ; j’ai aussi remis en question mon alimentation, car cela fait des années que j’ai fait le choix du bio. J’ai aussi porté une attention particulière aux soins, cosmétiques, et même médicaments, toujours dans une quête d’abondance et de l’idée de ne manquer de rien. Aujourd’hui, alors que j’ai presque tout, je réalise qu’il y a trop de choses. En désencombrant ma maison, j’ai jeté de nombreux objets inutiles. Ce tri m’a permis de libérer de l’espace, mais j’ai ensuite décidé d’aller plus loin en conservant uniquement ce que j’apprécie et ce qui m’est véritablement utile. Beaucoup de choses que je pensais essentielles se sont révélées être superflues.
Un exemple concret : le fait de dormir ailleurs sans mon démaquillant pouvait m’angoisser. Mais j’ai découvert que je pouvais me démaquiller avec un morceau de tissu et un peu d’huile d’olive, ou mes mains. J’ai réalisé à quel point la société de consommation m’avait rendu dépendante et la perspective d’oublier mon démaquillant pouvait me causer une véritable crise d’angoisse.
J’ai beaucoup réfléchi et maintenant je suis passée à l’action. Cela s’est déroulé sans que je l’aie réellement planifié. Peut-être que l’approche de mes 40 ans y a contribué ? Cela fait déjà 20 ans que je travaille et dépense sans compter. Est-ce une question d’âge ou un mouvement de notre société ? Je suis fatiguée de cette consumérisme incessant et de la publicité qui nous pousse à acheter. Je m’interroge sur le temps, qui est précieux. Nous échangeons notre temps contre de l’argent et ensuite nous redonnons une grande partie de cet argent au système. Cela semble être un cycle sans fin, et j’ai l’impression que cela devient une arnaque.
Las de la mauvaise qualité des vêtements de la fast-fashion, j’ai décidé de renoncer aux achats impulsifs pour investir dans des pièces de qualité. Cependant, ces vêtements ont un coût et mon budget ne peut pas s’étendre indéfiniment. Il est nécessaire de revoir ma manière de consommer, tout comme quand on passe au bio. Si je ne change pas mes habitudes alimentaires, mon budget explosera. Pour les vêtements, c’est la même chose. J’étais consciente qu’acheter moins était essentiel, mais les vieilles habitudes sont difficiles à éviter et l’envie de consommer revient, accompagnée de frustration.
Cette période de sevrage est bénéfique car elle me permet de prendre du recul. Je recommande à toutes de faire occasionnellement des pauses de ce type, qui nous aident à distinguer le nécessaire du superflu. Je n’ai pas d’objectif de fin, aucune pression ; je rachèterai quand j’en ressentirai le besoin !
Réduire le budget courses alimentaires
En parallèle à ma démarche de « no-buy » vestimentaire, je me suis concentrée sur la réduction de mon budget alimentaire. J’ai vidé mes placards et j’ai établi mes menus en fonction de ce que j’avais, ce qui m’a fait réaliser que beaucoup de produits que j’avais étaient inutiles. J’ai donc trié et jeté ces aliments. Cela m’a fait mal, mais je me suis promise que c’était la dernière fois que cela arrivait. J’ai continué à planifier mes repas hebdomadaires, mais cette fois-ci en veillant à acheter uniquement ce qui était nécessaire pour ces plats. Auparavant, nous dépensions plus de 800€ par mois, et grâce à cette nouvelle approche, j’ai réussi à descendre à 300€ pour 5 personnes, dont 3 mangent presque tous les midis à la maison. C’est possible de bien manger pour un budget d’1€ par repas par personne ! Je suis même en train de préparer des articles pour partager mes menus hebdomadaires, afin d’aider celles et ceux qui pourraient en avoir besoin. Je précise que nous mangeons quasiment tout bio pour ce budget.
Au début, il était difficile de s’habituer à un frigo plus vide, ce qui m’a paniqué lors de ma première course. Mais finalement, il faut s’adapter à ce nouveau mode de vie. La famille a quelques difficultés à s’habituer, mais nous avons tout ce qu’il nous faut, même si les placards ne débordent plus !
Voilà les nouvelles du jour mes Cocottes ! J’espère que vous allez bien. Et vous, qu’en est-il des ventes privées ? Avez-vous préparé vos petites listes ? Est-ce que celles qui sont en « no-buy » tiennent le coup face aux sollicitations ? Je vous retrouve très bientôt pour des articles « style » en préparation ! Des bisous et passez une belle journée !