La confiance en soi, étape 2: s’accepter

Bonjour les Girls!

J’ai la grand plaisir de publier aujourd’hui le deuxième article de Mary dans la série sur « la confiance en soi ». Pour rappel, vous trouverez ici la première étape « se connaître ».

La confiance en soi, étape 2: s’accepter

« Alors ? Vous avez joué le jeu d’apprendre à se connaître pour gagner en confiance en soi?

Si oui, vous savez mieux aujourd’hui avec quelle personne vous partagez intimement votre vie, et pour longtemps……..

Reste à savoir désormais si c’est pour vous une amie ou une ennemie. « Une amie c’est quelqu’un qui te connaît bien et qui t’aime quand même ».

Et vous ? Est-ce que le plus souvent vous vous acceptez et vous appréciez comme vous êtes? Ou bien est-ce que vous avez tendance à vous tenir un procès à charge en permanence? Si c’est difficile de bien se connaître, c’est encore plus difficile de s’accepter pleinement.

C’est normal d’admirer l’allure de telle actrice ou de telle mannequin : c’est leur métier de donner à voir une image parfaite, et une foule de professionnels s’empresse autour d’elles pour y réussir. Mais comme c’est douloureux de se sentir frustrée de ne pas avoir leur corps ou leur visage ! Pire encore : quelle souffrance de se sentir moche après avoir feuilleté un magazine où les filles sont toutes plus belles les unes que les autres. Vous savez bien pourtant que les photos sont retouchées mais rien à faire ! Vous vous dénigrez morceau par morceau – le nez, la taille, les fesses,… – au lieu de considérer votre image globale ; vous vous comparez aux femmes dont le succès repose sur le savoir-paraître, et bien entendu, vous sortez perdante de cette compétition insensée.

Il est temps d’apprendre à mieux s’accepter et de se poser les bonnes questions !

Une fois encore, prenez le temps de répondre sincèrement, en vous centrant sur vous-même, sur vos goûts, vos besoins, vos valeurs….

Quelle personne est-ce que je veux être ?
Si c’est actrice ou mannequin, c’est une chose ; si c’est une professionnelle de mon secteur d’activité, c’en est une autre. Mes critères d’image ne seront pas les mêmes !


Pour quoi est-ce que j’ai besoin d’avoir plus confiance en moi ?
Ce qui signifie pour aboutir à quoi, pour obtenir quoi, en lien avec la personne que je veux être, bien entendu ! Ce n’est pas « parce que » (pourquoi) mais bien « afin de » (pour quoi).

A ce stade, vous savez donc :

A partir de là, il s’agit de passer à l’action pour incarner pleinement la personne que vous voulez être :
– d’exprimer vos goûts singuliers au lieu de céder aux diktats de la mode,
– de valoriser vos atouts et de rebondir sur vos petits défauts,
– de satisfaire vos besoins fondamentaux tout en tenant compte de vos contraintes,
– d’être profondément en accord avec vos valeurs.

7 CLES POUR S’ACCEPTER

1. Cesser de vouloir être parfaite
2. Eviter de se comparer aux autres
3. Changer son discours intérieur
4. Se montrer bienveillante envers soi-même
5. Se focaliser sur ses atouts
6. Oser sortir de sa zone de confort
7. Assumer ses responsabilités

 

 Cesser de vouloir être parfaite

Prochainement je vous proposerai un article complet sur le perfectionnisme mais pour l’instant retenez que cette quête incessante de la perfection s’accompagne d’une foule d’émotions négatives : la peur, la honte, la colère, la tristesse… Elle génère un maximum de stress et d’insatisfaction et inspire des comportements d’évitement afin d’atténuer le mal-être : on se replie sur soi, on décline certaines invitations, on évite les photos,.….

Si vous vous référez sans cesse à une image de soi idéalisée, si vous vous accrochez à des exigences disproportionnées, vous ne vivrez jamais bien avec vous-même.

Vous avez fait le point sur ce qui est vraiment important pour vous, vous avez défini quelle personne vous voulez vraiment être. C’est votre objectif S.M.A.R.T. :
Spécifique car c’est le vôtre,
Mesurable car vous avez vos critères d’image,
Accessible car il est à votre portée,
Réalisable car vous êtes prête à vous en donner les moyens,
Temporisé car vous allez établir un plan d’actions avec des échéances.

Eviter de se comparer aux autres

La comparaison sociale est un piège dont lequel il est facile de tomber pour en ressortir….pleine d’envie et de frustration : les autres sont bien et moi non.

Evidemment… car on se décortique pièce par pièce, on se compare sur les points précis où on éprouve des doutes et bien sûr, on se réfère aux meilleures dans leur domaine.

Dans votre environnement familial ou professionnel se trouvent peut-être des personnes qui vous comparent aux autres membres de la fratrie ou de l’équipe : dans ce cas, recentrez le propos et demandez que votre évaluation ne soit pas faite par rapport aux autres.

A titre d’info : en France, 42% des femmes adultes font une taille 44 ou plus. Alors, on se compare à qui ?

Changer son discours intérieur

Je vous invite instamment à surveiller le saboteur qui vous habite intérieurement et dont la petite voix méchante vous juge, vous critique, vous condamne. Chaque fois que vous le surprenez à vous faire du mal, reformulez son discours en termes positifs.

En effet, est-ce qu’une amie vous dirait comme vous le faites trop souvent : « Oh là là ! Tu n’as vraiment pas de taille. Je ne sais pas comment tu fais pour t’habiller. D’ailleurs, ça se voit, t’es plutôt boudinée dans tes fringues, surtout depuis que tu as eu Lola, ta dernière. C’est bien simple, tu me fais penser au bonhomme Michelin».

Spontanément une amie parce qu’elle vous aime, parce qu’elle vous accepte comme vous êtes maintenant tout en vous exhortant à prendre plus de soin de vous, aurait plutôt le discours suivant :

« Toi, tu as une silhouette en H. Tu serais plus en valeur dans des robes droites,….. Et puis tu le sais bien, il faut donner le temps au corps de se remettre après une grossesse. Pour l’instant c’est encore la course, il faut que tu t’organises mais y’a des super programmes en ligne avec des coachs spécialisés………….. »

Ce discours-là vous savez le tenir à vos amies mais pas à vous. Il est temps de changer !

Se montrer bienveillante envers soi-même

Comme tout un chacun, vous avez vos problèmes, vous traversez des épreuves ou du moins vous rencontrez des difficultés. On ne cherche pas de fausses excuses ou de mauvais prétextes mais on n’essaie pas non plus de jouer les wonderwomen à tout prix et à tout moment. Un peu de compréhension et de saine compassion. Entre la femme bionique qui n’existe pas et la pauvre victime qui n’assume pas ses responsabilités, il y a vous et vous, vous faites du mieux que vous pouvez, en tant que compagne, maman, professionnelle, fille, amie,… 365 jours par an (et parfois 366), 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Vous vivez dans la vraie vie et vous avez vos hauts et vos bas. Donnez-vous plus de douceur et de tendresse dans cet univers impitoyable !

Se focaliser sur ses atouts

A vous de tirer le meilleur parti de l’état des lieux dressé en étape 1 et de combiner tous les éléments positifs entre eux afin de faire ressortir les points forts sur lesquels vous pouvez vous appuyer. Certaines d’entre vous ont pris conscience qu’ils sont bien plus nombreux qu’elles ne l’imaginaient. D’autres suivront, j’en suis sûre….
Par exemple, vous aimez vos mains et les looks sophistiqués : au moins une fois par semaine, faites-vous une manucure, laquez-vous les ongles, portez bagues et bracelets, pour attirer l’attention sur ces mains que vous voulez mettre en valeur. Et puis, pourquoi ne pas avoir toute une série de gants de matières et couleurs variées pour en faire une des marques distinctives de votre style.

Oser sortir de sa zone de confort

Gagner en confiance en soi passe aussi par une certaine prise de risques. Vous avez une garde-robe pleine de vêtements noirs et blancs parce qu’avec ça, vous passez partout…. Passe-partout, passe-muraille, passe inaperçue…. Vous aimez le jaune moutarde ? N’hésitez plus à acheter une pièce et à vous fabriquer un look un peu plus piquant. Vous aimez les escarpins mais n’en portez pas l’hiver car vous avez trop froid aux pieds ? Eh bien, faites comme les Japonaises, enfilez des socquettes ou même des chaussettes sur vos collants. Bien sûr, vous commencerez à vous montrer plus audacieuse dans les circonstances sans enjeu majeur et non le jour où vous vous présentez pour un nouveau job. Mais tous les jours, osez sortir de votre zone de confort avec une petit quelque chose qui dépasse vos repères habituels. Ainsi, petits pas à petits pas, vous gagnerez en confiance en vous.

Assumer ses responsabilités

Ici, imprégnez-vous de la sagesse de Marc-Aurèle :
« L’être humain accompli est celui qui a :
– La force de changer ce qu’il peut changer
– La sérénité d’accepter ce qu’il ne peut pas changer
– La sagesse d’en faire la différence. »

 


Je reprends l’exemple personnel cité en étape 1 : « Je déteste (9 sur 10) mon nez ».

Il est évident qu’à ce niveau de détestation, j’en souffre vraiment psychologiquement.

Trois solutions s’offrent à moi et je vais devoir décider :
1. Soit j’envisage une chirurgie esthétique
2. Soit j’apprends avec un professionnel à mieux me maquiller
3. Soit je fais définitivement le deuil de ce petit nez que j’aurais tant aimé avoir.

La solution 3 nécessite du temps et vraisemblablement l’aide d’un psychologue pour finir par accepter son visage tel qu’il est. Le montant des honoraires d’un psy est d’environ 100,- € de l’heure, non remboursés et il vous faudra plusieurs séances car vous ne « travaillerez » pas uniquement sur l’acceptation de votre nez.
La solution 2 est immédiate ou presque et permet d’opter parallèlement pour la solution 1 ou 3. Je ne connais pas le coût mais disons environ 100,- € plus les produits cosmétiques.
La solution 1 est séduisante mais représente un coût d’environ 1500,- € plus une journée d’hospitalisation et le visage tuméfié par l’intervention pendant un certain temps.
La question qui se pose est : « Qu’est-ce que je veux vraiment pour moi ? » ou encore « Quelles conséquences est-ce que j’accepte d’assumer ? » et enfin « Qu’est-ce que je décide en pleine connaissance de cause ? »

Si vous optez pour la solution 2 en gardant l’arrière-pensée de la solution 1 et en ruminant que vous n’avez pas d’argent, vous ne renforcerez pas votre confiance, vous serez amère et entretiendrez la croyance que si vous étiez riche, vous seriez quelqu’un de bien.

L’argent est un moyen qui nous sert à financer nos projets, nos activités : si je choisis de financer une intervention esthétique, je renoncerai sans doute à d’autres projets (vêtements, sorties, vacances) ou même j’arrêterai de fumer pour réaliser mon rêve. C’est moi qui pilote ma vie : j’assume mes choix même si je fais celui de ne rien faire du tout pour l’instant. Dans tous les cas, c’est moi qui décide !

S’ACCEPTER – tout comme SE CONNAITRE ou S’ESTIMER – est un processus qui prend du temps. Un processus se définit comme « un ensemble de moyens et d’activités, coordonnés et maîtrisés, qui transforment une situation existante en une situation nouvelle. »

Il ne s’agit donc pas d’un acte isolé mais du chantier de toute une vie, d’un voyage au long cours dont il convient d’apprécier toutes les étapes, les imprévus comme les bonnes surprises.

On se retrouve la semaine prochaine pour la suite et la fin de ce topic ? N’hésitez pas à réagir, à partager vos commentaires ou même vos questionnements. J’aurais grand plaisir à vous répondre. Portez-vous bien et prenez bien soin de vous……..

Mary »

4 comments on “La confiance en soi, étape 2: s’accepter

  1. Trop contente que ces articles te donnent matière à réfléchir. Tu as tellement raison de souligner combien nous sommes conditionnées dès le plus jeune âge pour être parfaite. Je connais bien ces petites phrases assassines qui sapent le capital « confiance en soi » et c’est pour cela que j’ai engagé une démarche de développement personnel dès l’âge de 25 ans. Cela a été un grand plaisir que d’utiliser les compétences acquises dans le monde professionnel et c’est à nouveau une grande joie de les partager sur ce blog. J’ai une foi inconditionnelle dans l’être humain et je sais que les émotions positives (comme négatives) sont contagieuses, C’est pour cela que moi aussi j’aime le blog de Cindy et le cocktail d’enthousiasme et de bonne humeur qu’elle nous concocte. Motivées, motivées, motivées ! Allez les filles, hauts les cœurs, toutes ensemble contre les oiseaux de mauvaise augure qui ne voient que le verre à moitié vide!………… Mary

  2. Très bon article comme le premier. Je dis toujours que je suis ma pire ennemi. L entourage est aussi important je pense car on nous a conditionnée à être exigeant avec soi en plus de la société qui repose sur l image dans laquelle nous evoluons. La comparaison on nous l a imposé depuis notre plis jeune âge, a la maison a l école pendant l adolescence, période dans laquelle notre confiance en soi est au plus bas (en tout cas en ce qui me concerne). Comment effacer toute ses années de ah tu as vu ta cousine, ta voisine ou que sais je. J ai accouché il y a 5 mois j ai perdu tout mes kilos mais mon corps a été modifié et pourtant je suis sculpté, tu as pris par ci par là ( la famille, les amis, les collègues et même les voisins). En tout cas cette série tombe a pic je me pose bcp de question et votre article m a donné en tout cas matière a y réfléchir.

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